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Gédéon Roy

 

 

 

N'est-il pas dans la nature des choses qu'un Roy crée une dynastie? Pourtant, quand Gédéon décide, en 1890, de pratiquer la thanatopraxie, il est loin d'imaginer le prolongement de son projet dans le 3e millénaire. Si on lui avait prédit qu'il serait en plus géré par ses descendants, il en aurait été le premier surpris. C'est pourtant ce qui est arrivé et qui se continue encore après l'an 2000. Non seulement il s'est perpétué par son lignage, mais son rêve a pris de l'expansion, s'est modernisé au point de tenir tête à la compétition, chaque fois qu'elle s'est pointée.

Gédéon Roy, à la fin du XIXe siècle, ne se contente pas d'avoir le sens des affaires ; en lui sommeille un artiste qui souhaite se démarquer dans l'art de masquer la mort. Si habile soit-il au début, il ne cesse de raffiner sa technique si bien qu'en 1921, il est le premier thanatologue de profession de toute la Beauce. Aussi arrive-t-il à restituer aux trépassés la ressemblance presque parfaite avec ce qu'ils étaient avant de décliner. Les innombrables visiteurs au salon retrouvent un visage familier puisque tout le monde se connaît à cette époque. Tous sont ravis de constater la bonne mine de celui ou celle qui semble dormir d'un paisible sommeil.

Il faut reconnaître que l'exposition d'un défunt avant et après 1900 s'entourait d'un cérémonial dont on n'a plus idée, un tel panache paraît dépassé aujourd'hui. L'espérance de vie comptant alors une dizaine d'années de moins que maintenant, l'image de la mort était en quelque sorte moins lointaine, moins virtuelle si l'on veut. Non content de l'envisager comme familière, on introduisait dans les cérémonies une solennité qui n'est plus de mise, surtout si l'inhumation concernait un ou une notable. Des funérailles grandioses étaient souvent une occasion unique de renflouer les coffres de la fabrique tout en faisant sentir aux survivants qu'ils venaient de perdre une personne éminente.

Pourvu que tout se passât dans la dignité, au milieu de manifestations de foi, le peuple faisait corps autour de la dépouille en un grand élan de compassion et d'espérance. Quand on parle de l'oeuvre de Gédéon Roy et de sa contribution à la vie en société, c'est à tout cela que l'on pense. Comme il était seul à recevoir ceux et celles qui partaient définitivement, cela lui procurait une sorte d'ascendant tacite qui faisait de lui bien plus qu'un homme exerçant un métier. Il était un citoyen énormément respecté qui savait se maintenir à la hauteur. C'est pourquoi les siens grandissaient avec la conviction d'appartenir à une famille très respectable. Le fait que Gédéon était le frère du curé de Saint-Joseph, Odina Roy, ne faisait que renforcer ce sentiment.

Sa femme se nommait Adine Roy. Les six enfants du couple ont tous été choisis par adoption. La 5e de la famille, Claire, épousera Eugène Veilleux.

Le fondement de l'entreprise était assez solide pour garantir la pérennité de l'oeuvre. Plus d'un siècle en est témoin. Gédéon Roy a su mettre au point une organisation et la diriger avec une force morale et des principes dont la descendance a de quoi se féliciter.

- Société historique Sartigan

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